Histoire locale
Présentation & Histoire d' Oussoy-En-Gâtinais
Oussoy-en-Gâtinais est l' une des communes du canton de Lorris se trouvant dans le Bassin de la Seine. Elle se situe sur le chemin de Bellegarde à Solterre à 11 km de Lorris, 14km de Montargis et 59km d'Orléans.
429 habitants - 2323 hectares.
Son nom a pour origine Huilissetum, Ulseto en 1035, Usseto en 1157,Housseyum vers 1350, Oussoy-en-Gâtinais suite à un décret du 24 novembre 1937.
La moitié du territoire d'Oussoy relevait, au Moyen Age, de l'Abbaye de St-Benoît-sur-Loire, l'autre dépendait de différents fiefs.
En 1718, d'après un document communiqué à Joly de Fleury, le baillage de Lorris comprend la commune d' Oussoy. En 1790, Oussoy comptait 870 habitants et 644 en 1793. Le long de la route de St-Hilaire subsistent les vestiges au sol de la Motte Médiévale des Prés encore habituée jusqu'en 1870.
En 1854, l'Abbé Bouloy, Curé de la paroisse mourrut, victime de son zèle et de son dévouement en prodiguant jour et nuit ses soins aux malades, victimes de l'épidémie de choléra.
L'église, reconstruite en 1877, dans le style du XIIIe siècle ne présente auncun caractère ancien mais renferme, à l'intérieur, une intéressante et ancienne épitaphe portant l'inscription funéraire de la tombe de Guillaume Mauduit scellée dans un de ses murs. Au même emplacement où cette église s'élevait auparavant, une autre de style roman dont les grandes lignes ont pu être conservées. L'église est sous le vocable de saint-Pierre et de Sainte-Croix. Elle a 19 m de longueur sur 9 de largeur et pouvait contenir 300 personnes, elle avait été construite en 1681.
La seule indication concernant l'extérieur de cette première église d'Oussoy se trouve dans un acte du 21 décembre 1681, qui mentionne l'existence à l'entrée d'un chapiteau ou porche qu'il faudra clore d'une grille pour empêcher les bestiaux d'entrer "ainsi qu'ils sont accoutumés faire".
Le cimetière et le presbytère sont auprès de l'église.
On comptait trois châteaux à Oussoy : les châteaux de la Brière, de Courtigis et de Ferrand. Ce dernier fut détruit pendant les guerres civiles des XV et XVI ème siècles.
Dans un joli site, on peut admirer actuellement le château de Courtigis, construit sur l'emplacement du château détruit au XVI ème siècle, au milieu d'un grand domaine agricole et forestier.
Au XVIII ème siècle, ce village était du Diocèse de Sens, de l'intendance d'Orléans, de l'Election de Montargis. La cure possédait un revenu de 600 livres. L'Abbé de Saint-Benoit avait le droit de nommer le curé. Le seigneur justicier du pays était l'Abbé de Saint-Benoît. Cette paroisse comptait alors 300 habitants.
En 1869, on compte 736 habitants dans le bourg et dans quatre hameaux éloignés de 4 à 6 km.
Les paroisses limitrophes sont Lombreuil, Thimory, La Cour-Marigny, Saint-Hilaire, Varennes-Changy et Vimory.
Abbé BOULOY
Notice Biographique
M. l’Abbé Henri Bouloy appartient à une vieille famille montargeoise : Les Bouloy, serruriers, rue des Lauriers, du XVIe au XIXe siècle. Famille chrétienne où les religieuses et les prêtres n’était pas rares : en 1850, il y’a quatre Abbés Bouloy, deux frères et deux cousins.
L’un d’eux fut longtemps célèbre dans la région, pour sa vie et sa mort admirables, qui ressemblent à celles de l’Abbé Foucher.
Henri Bouloy, né à Montargis en 1816, ordonné prêtre en 1843, est curé d’Oussoy, canton de Lorris, de 1844 à 1854. En 1848, alors que sévit en France un terrible chômage auquel on essai de remédier avec les ateliers nationaux, il organise à ses frais, un de ces ateliers pour ses paroissiens sans travail et sans ressources. Et il fait entreprendre d’immense travaux de drainage.
Au printemps 1854, le choléra s’abat sur la région et particulièrement sur Oussoy.
Par peur de la contagion, des familles jettent leurs malades dans la rue et personnes ne les secourt.
Des morts gisent dehors sans sépulture. L’Abbé se fait tout à tous : il enterre lui-même les morts ; il les transporte mourants sur ses épaules jusqu’au presbytère dont il fait une ambulance.
Il les soigne sans repos, jour et nuit, mais son organisme fatigué par une telle vie est atteint par la maladie et il meurt, dernière victime du choléra le 31 juillet 1854.
Sur sa tombe, le Maire de Montargis s’écrie : « Il a renouvelé les miracles de charité qui rappellent les temps glorieux des Vincents de Paul, des Belzunce et des Fénélon. »
A la demande de Napoléon III, Michel Dumas, disciple d’Ingres, représente l’abbé transportant les cholériques dans son presbytère.
Le poète montargois Levain, évoque le dévouement d’Henri Bouloy dans un long poème dont voici le dernier couplet :
« Ami, repose en paix !
Tu laisses sur la Terre comme un enseignement fécond et salutaire.
Ton souvenir si pure et de tous respecté.
Et Dieu change pour toi dans ses splendeurs divines.
En auréole d’or, ta couronne d’épines,
O martyr de la charité »
L'Eglise Saint Pierre
L'église, reconstruite en 1877, dans le style du XIIIe siècle ne présente aucun caractère ancien mais renferme, à l'intérieur, une intéressante et ancienne épitaphe portant l'inscription funéraire de la tombe de Guillaume Mauduit scellée dans un de ses murs. Au même emplacement que cette église s'élevait auparavant, une autre de style roman dont les grandes lignes ont pu être conservées.
L'église est sous le vocable de Saint-Pierre et de Sainte-Croix. Elle a 19 m de longueur sur 9 de largeur et pouvait contenir 300 personnes, elle avait été construite en 1681.
La seule indication concernant l'extérieur de cette première église d'Oussoy se trouve dans un acte du 21 décembre 1681, qui mentionne l'existence à l'entrée d'un chapiteau ou porche qu'il faudra clore d'une grille pour empêcher les bestiaux d'entrer "ainsi qu'ils sont accoutumés faire".
Malheureusement, nous avons fermé l'accés à l'église depuis 2020 pour des raisons de sécurité, un dossier pour la réfection est en cours. il faut trouver des subventions importantes et faire appel au mesénat.
